Bibliographie

Une alternative à la prescription non raisonnée du BNP aux urgences ?

Merci à Aurélie pour son travail .

Thèse de médecine de spécialité , réalisée en partenariat avec les écho-urgentistes du  Service des Urgences du CH Layné à Mont de Marsan  .

Vous y trouverez une biblio « up to date »

Cliquez ci après :

med_spe_2016_lartigue

 

La prescription raisonnée des examens biologiques est au cœur des projets  d’amélioration des pratiques professionnelles médicales et s’inscrit pour les  laboratoires parmi les exigences de la norme NF EN ISO 15189. Celle-ci recommande que soient réalisées des prestations de conseil afin de s’assurer que les analyses soient toujours appropriées et efficaces. Dans ce contexte, notre travail a consisté à étudier la réelle pertinence des peptides natriurétiques prescrits au cours de la prise en charge de la dyspnée aiguë aux urgences. Ce marqueur est en effet demandé trop fréquemment pour orienter le diagnostic vers une étiologie d’origine cardiaque ou  pulmonaire. Or la littérature retient que le dosage des peptides natriurétiques doit
être réservé seulement devant des symptômes atypiques pouvant faire évoquer une IC ou une décompensation d’une IC connue. De plus, les très récentes recommandations de la société française de médecine d’urgence positionnent l’utilisation de l’échographie pulmonaire au centre de la prise en charge des dyspnées aiguës dès l’examen clinique. Devant cette  problématique, nous avons réalisé une évaluation des pratiques professionnelles portant sur la prescription du Nt-proBNP
aux urgences et l’instauration de la pratique de l’échographie à la place du dosage de ce marqueur. Notre étude conclut à une légère baisse globale de la prescription du Nt-proBNP chez les patients dyspnéiques en particulier dans la prise en charge des pathologies autres que la décompensation cardiaque. Quant à l’échographie pulmonaire, celle-ci était réalisée seulement dans 19,4% des cas de décompensations cardiaques. Ces résultats ne sont pas ceux escomptés et peuvent s’expliquer par la précocité de l’étude après la phase de formation laissant peu de temps aux cliniciens pour changer leur pratique. Néanmoins ce travail initial va servir de base pour un suivi au long cours des prescriptions de Nt-proBNP et devra être obligatoirement poursuivi auprès des services de cardiologie et pneumologie qui collaborent étroitement avec les urgences.

2 réponses »

  1. Merci Yannick pour diffuser ce travail, essentiel. J’en profite juste, comme ça en passant, pour citer le numéro 1 volume 7 des « annales françaises de médecine d’urgence », février 2017, SFMU (le dernier, quoi!). Allez jeter un coup d’oeil : 2 articles sur les prescriptions d’examens complémentaires / notamment biologiques. Nous ne respectons pas et très souvent les recommandations… Même numéro, article sur le DES Médecine d’urgence. DES+Echo = plus fort que cardio ..? (ça c’est moi qui le dit 😉 )

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