Bibliographie

Désacralisation de l’échographie : Validation d’une première liste d’indications d’échographies réalisables par le médecin généraliste

La plupart des écho-urgentistes sont d’anciens généralistes  ou pourquoi pas ,  de futurs écho-généralistes.

Comme à écho-urgences on adore tout ce qui touche à la désacralisation de l’échographie, on vous propose de consulter cette thèse de 2013  !

http://thesesante.ups-tlse.fr/172/1/2013TOU31041.pdf

 

La pratique de l’échographie par le médecin généraliste dans certaines situations serait une aide majeure au diagnostic et à la prise en charge du patient. Une enquête de type Delphi a été menée afin de valider une première liste d’indications d’échographies réalisables en médecine générale. D’abord, une synthèse de la littérature puis la discussion argumentée d’un groupe de travail formé d’experts en médecine générale et en échographie ont été réalisées. Une liste initiale d’indications, justifiées en médecine générale sur des critères de prévention quaternaire et sur la définition européenne de la médecine générale a ainsi été élaborée. Ensuite, un questionnaire électronique interrogeant sur cette liste a été envoyé à un groupe de médecins généralistes pratiquant l’échographie. 36 réponses ont été collectées. 1 seule ronde a été réalisée. L’étude a donc validée une liste de 11 indications d’échographies réalisables en médecine générale nommée SONOSTETHO 1.0. C’est un pas vers une protocolisation de l’échographie comme outil diagnostique en médecine générale.

Lemanissier, Marie (2013) Validation d’une première liste d’indications d’échographies réalisables par le médecin généraliste. Thèse d’exercice en Médecine générale, Université Toulouse III – Paul Sabatier.

Voici les indications retenues :

1) Devant un tableau de colique néphrétique simple (sujet jeune, apyrétique, diurèse
conservée, de moins de 24h): affirmer une image spécifique de dilatation des cavités
pyélo-calicielles (>10mm), de calcul et de la présence de deux reins.
2) Devant une suspicion de cholécystite, réunir les signes en faveur de ce diagnostic
(épaisseur de la paroi vésiculaire >4mm ; douleur au passage de la sonde (Murphy) ;
présence d’un liquide péri-vésiculaire; image de lithiase vésiculaire).
3) Devant une suspicion de thrombose veineuse profonde (TVP) des membres
inférieurs, affirmer ou exclure une TVP fémoro-poplitée.
4) Surveillance de la taille d’un anévrysme de l’aorte abdominale connu de 40 mm ‡
54mm.
5) En cas de suspicion clinique d’épanchement pleural, affirmer ou exclure un
épanchement pleural et guider une ponction éventuelle.
6) En cas de suspicion clinique de goitre ‡ TSH normale, mesurer le volume de la
thyroïde et affirmer un parenchyme normal.
7) Devant une suspicion de masse ou de corps étranger sous cutané, affirmer sa
présence et en décrire la nature solide ou liquide.
8) Affirmer une image spécifique de grossesse intra-utérine de moins de 11 semaines
d’aménorrhée et la dater (en cas de suspicion de GEU ou de fausse couche, de grossesse
non désirée).
9) Devant des métrorragies post-ménopausiques, affirmer une image spécifique
d’endomètre normal (épaisseur < 5mm sans traitement hormonal substitutif).
10) Affirmer une image spécifique d’épanchement intra-abdominal.
11) En cas de suspicion d’appendicite, affirmer une image spécifique d’appendicite ou
d’appendice normal (et en l’absence d’image spécifique, ne pas conclure).

 

 

http://thesesante.ups-tlse.fr/172/1/2013TOU31041.pdf

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